Toujours aussi palpitant à la veille de ses 10 ans. Une pépite du jeu vidéo!
Par Jean-Sébastien Renaud
Sorti en 2017, Nier : Automata fête ses 9 ans cette année, alors que la série « Nier » a célébré son 15e anniversaire l’an dernier. Pour cette raison, il m’apparaissait indiqué de revenir sur ce jeu marquant des 20 dernières années. Vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, cet action-rpg publié par Square Enix est aujourd’hui accessible sur l’ensemble des consoles modernes (PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series, Nintendo Switch 1 et 2) et sur PC. Et je vous le dis d’entrée de jeu, si vous n’y avez jamais joué, je vous le recommande fortement! Laissez-moi vous expliquer pourquoi.
Le génie de Yoko Taro
Nier : Automata est le fruit de l’esprit créatif de Yoko Taro, reconnu pour avoir une approche non conventionnelle du design de jeu vidéo. Il a aussi dirigé Drakengard, Nier et Nier : Replicant. Pour ceux qui ne savent pas de qui il s’agit, c’est le fameux concepteur de jeu vidéo qui porte toujours un masque dans ses apparitions publiques...
Yoko Taro a particulièrement réussi deux choses avec Nier : Automata. La première est l’histoire, qui est originale et plus profonde que dans la moyenne des jeux. La seconde est d’avoir su intégrer de manière cohérente différents styles de jeu.
Du côté de l’histoire, le jeu se déroule sur Terre dans un lointain futur post-apocalyptique, où des extra-terrestres envahisseurs ont laissé une armée de robots (plus précisément une forme de vie robotique). Les humains survivants, quant à eux, se sont pour la plupart réfugiés sur une station lunaire. De là, ils tentent de reprendre le contrôle de la Terre en y envoyant des soldats androïdes, appelés les « unités YoRHa », combattre les robots. Et c’est là que vous entrez en jeu. Vous incarnez 2B, une femme androïde venue combattre les robots. L’histoire qui s’en suit apporte un mélange captivant d’action et d’exploration, mais amène aussi une réflexion sur l’existence, la quête de sens, la conscience, l’intelligence artificielle, l’humanité, la vie et la mort. Et ce n’est pas tout! Dans ce jeu, la fin n’est que le début, car vous avez droit à 26 fins au total. Une pour chaque lettre de l’alphabet.
Yoko Taro a aussi misé sur un mélange fluide des styles de jeux. J’ai d’ailleurs trouvé cela déroutant, mais rafraichissant, la première fois que j’y ai joué. La majorité du jeu se déroule dans un style action-rpg 3D, en vue à la 3e personne, dans un monde ouvert qu'on pourrait qualifier de petite taille selon les standards d’aujourd’hui. Cependant, vous traversez aussi des séquences de jeu de type « side-scrolling 2D », vue isométrique, « shoot’em up » et mini-puzzles. Le tout habilement intégré.
La talent de PlatinumGames
Le succès et le plaisir de jeu avec Nier : Automata ne sont pas dus qu’à Yoko Taro. Ils sont le fruit d’une collaboration étroite avec le studio PlatinumGames, aussi connu pour Ninja Gaiden 4 et la série Bayonetta. Et ça parait! Manette en main, les combats sont fluides, nerveux et agréables. Il est possible et simple d’enchainer les combos. De plus, le jeu propose plusieurs degrés de difficulté, sans compter qu’il est possible d’automatiser certains mouvements de défense ou d’attaque. Ainsi, que vous soyez un joueur occasionnel qui veut simplement suivre l’histoire sans se prendre la tête, ou un amateur de défis, vous devriez être satisfait.
Une musique incroyable et des graphismes toujours à la hauteur
Une bonne histoire et une jouabilité agréable sont certes des ingrédients importants d’un jeu, mais ce serait incomplet sans une bande sonore et des graphismes à la hauteur. Heureusement, la bande sonore est sans aucun doute l’un des points forts de Nier : Automata. Elle a d’ailleurs gagné le prix de la meilleure musique de jeu au Game Awards de 2017. La bande-son vient parfaitement appuyer le narratif du jeu et accentue l’impact de l’histoire. Si vous êtes curieux, allez écouter la bande sonore officielle, qui est disponible sur les services de diffusion en continu (ex. : Spotify, Apple Music, YouTube Music). Côté graphismes, Nier : Automata ne peut évidemment pas rivaliser avec les derniers jeux réalisés sur Unreal Engine 5 ou sur Decima Engine. Malgré cela, il est loin d’avoir l’air désuet et il n’a pas à rougir. Jugez-en par vous-même en regardant la bande-annonce officielle sur YouTube.
Aucun souci de performance sur PS5
En ce qui a trait aux performances sur Playstation 5, elles sont excellentes. Le jeu tourne en 1080p à 60fps. De plus, si vous avez la chance d’y jouer sur PS5 Pro, le jeu bénéficie d’une belle amélioration visuelle grâce à la fonctionnalité d’amélioration de la qualité d’image des jeux PS4. Je peux en témoigner. Lorsque j’active cette fonctionnalité sur ma PS5 Pro, je perçois immédiatement l’amélioration de la netteté de l’image. Je ne l’ai pas testé sur Nintendo Switch mais, selon les experts de chez Digital Foundry, il tourne à 30 fps avec une résolution de 1080p en mode docké et de 720p en mode portable. Cependant, des baisses de fps seraient observables par moment. On peut supposer que la performance soit plus stable sur la Switch 2.
Si vous jouez sur une console d’ancienne génération (PS4, Xbox One), il se peut que vous constatiez une performance moins optimale, mais tout à fait acceptable. D’après Digital Foundry, il tourne à 900p, entre 40 et 60 fps, sur PS4 et à 1080p à 60 fps sur PS4 Pro.
En conclusion : un succès mérité et peut-être une suite?
J’espère vous avoir donné le goût d’essayer Nier : Automata ou d’y rejouer d'ici à son 10e anniversaire l'an prochain! Vous remarquerez que je n’en ai pas dit beaucoup sur la boucle de jeu et la progression de l’histoire. C’est volontaire. C’est un jeu qu’il faut découvrir par soi-même.
Si vous l’avez déjà essayé et que vous n’aviez pas eu une bonne première impression, je vous encourage fortement à le réessayer et à persévérer. En toute honnêteté, personnellement, je n'étais pas convaincu après mon premier essai. Mon conseil : pour savoir si vous allez l’aimer ou non, rendez-vous jusqu’au camp de la résistance et effectuez au moins une ou deux quêtes. Et n’hésitez pas à consulter l’un des nombreux guides en ligne pour vous aider au besoin.
Si vous ne l’avez jamais essayé, vous découvrirez un jeu qui est aujourd’hui une icône du jeu vidéo. Nier : Automata a été adapté en télésérie (anime sur Crunchyroll), sa musique a fait l’objet de concerts, ses personnages sont disponibles en figurines de collection et vous verrez sans doute des cosplayers déguisés en personnages de ce jeu à votre prochaine visite au Comiccon. Il existe aussi une multitude de collaborations avec d’autres jeux, tels que Octopath Traveler : Champions of the Continent, Stellar Blade, SoulCalibur VI, Goddess of Victory: NIKKE et, plus récemment, avec Overwatch.
Outre ces nombreuses collaborations, Nier : Automata a aussi été une source d’inspiration importante pour un jeu à succès récent : Stellar Blade. Et ce même pour sa musique. En effet, c'est Monaca, le même studio qui a composé la musique pour Nier : Automata, qui a composé la musique de Stellar Blade.
Enfin, à l’approche du 10e anniversaire de ce chef d’œuvre, Square Enix reste muet sur l’avenir de la série Nier. Beaucoup espèrent l’annonce d’un nouveau jeu. Récemment, Square Enix a publié une vidéo pour célébrer le succès et les 10 millions de copies vendues de Nier : Automata. À la fin de cette vidéo, on peut lire « Nier : Automata to be continued… ». Ces quelques mots ont enflammé le web. Les internautes espèrent qu’il s’agit de l'indice d’une suite à ce jeu mémorable. En attendant la réponse à ce message énigmatique, je poursuis mon aventure vers la 2e des 26 fins de Nier : Automata…
Note finale
*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test a été achetée.
Nier Automata Site officiel
Développeur : Platinum Games
Éditeur : Square Enix
Plateformes où le jeu est disponible : PS4, Nintendo Switch, Xbox One (numérique uniquement), PC
Prix : 53,49$ (fréquemment en solde à 21,39$)
Abonnez-vous à la page Facebook du Salon de Gaming de Monsieur Smith pour suivre quotidiennement, tout se qui se passe dans l'actualité du jeu vidéo!












Commentaires
Publier un commentaire