TEST -The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered Deluxe Edition Switch 2

Cet immense bonheur d'explorer de grands mondes ouverts de façon hybride

Par Monsieur Ben 

"Pour commencer, ceci n'est pas une critique complète, c'est un retour d'expérience sur la version Switch 2"

Ce 11 aout 2026 débarquait, enfin,  le jeu The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered  sur Switch 2. Un jeu que plusieurs attendaient depuis longtemps... moi le premier! Mais à lire certain commentaires sur les réseaux sociaux, j'ai parfois l'impression que plusieurs découvrent Bethesda pour la première fois. On parle beaucoup des graphismes, du framerate, des textures qui apparaissent au dernier moment, des quelques bugs... bref, de tout ce qui ne vas pas. D'un coup il m'est venu cette question : Est-ce qu'on juge vraiment Oblivion... ou est-ce qu'on juge Bethesda? 

Bethesda grands mondes ouverts

Bethesda... une réputation qui ne date pas d'hier 

Quand on pense à Bethesda, on pense souvent à des grands mondes ouverts, où l’on peut aller presque partout, ramasser à peu près n'importe quoi, parler à des centaines de personnages et vivre une longue aventure. Sa propre aventure! Mais on pense aussi à... des personnages morts retrouver dans des endroits inusités, suspendu dans les airs  au dessus d'une porte, un mouton avec la tête sorti d'un portillon, des daims figer au sol qui ne sauvent plus... ou débuter une quête sans possibilité de la terminer (et on ne sait pas pourquoi). Est-ce nouveau? Pas du tout. Que ce soit Morrowind, Skyrim, Fallout 3, Fallout 4 ou même Starfield, Bethesda a toujours eu cette drôle de réputation. Leurs jeux sont immenses, remplis de possibilités... mais rarement parfaits sur le plan technique. Est-ce que ça excuse tout? Certainement pas. Donc avant de condamner Oblivion Remastered sur Switch 2, je pense qu'il faut comprendre l'ADN du studio. Bethesda a toujours privilégié la liberté du joueur avant la perfection technique. Et ça, ça ne date pas d'hier.

Quand un daim reste figé à deux pouces de mon nez... c'est un bug!

Une version Switch 2

La première chose qui saute aux yeux, c'est qu'on tient enfin Oblivion entre nos mains. Et ça, pour quelqu'un qui aime jouer sur une console hybride comme moi, ce n'est pas un petit détail. Retrouver Cyrodill confortablement installé dans le salon, dans son lit ou en déplacement... ça change complètement la façon de vivre le jeu. Évidemment, la Switch 2 ne peut pas rivaliser avec les machines plus puissantes et... ça parait. À certains endroits, il est facile de remarquer des baisses de fluidité. Quelques textures mettent un peu de temps à apparaître. Comme le fameux popping d'images souvent attacher au monde ouvert. 

Comme j'aime bien préciser, ce phénomène existe aussi sur PC, PS5 et Xbox Series. La différence, c'est que sur ces machines plus puissantes, la distance d'affichage est beaucoup plus grande. Sur Switch 2, cette distance est réduite enfin de permettre au jeu de fonctionner sur un matériel moins puissant. Pour certains cela nuit un peu à l'immersion, c'est vrai. La plupart du temps le jeu reste proche des 30 fps, notamment dans les donjons et villes. À l'extérieur, ça tourne autour de 20-25 fps, surtout dans les zones les plus demandantes. J'ai aussi remarqué quelques micro saccades au chargement du monde. Mais est-ce que cela m'empêche d'avoir du plaisir? Pas du tout! 

Le mode écran tout aussi immersif

Ma jouabilité détonne!

Pour ma part, j'aime beaucoup la jouabilité en mode Joycon / Souris. Je sais que certains joueurs surtout PC ne jure que par le sacro-saint clavier / souris, mais de mon côté, je trouve l'ergonomie beaucoup plus naturelle avec le joycon gauche en main. Il y a moins de boutons à retenir et pour quelqu'un qui n'est pas habitué au clavier, ont peut vite avoir l'impression de faire de l'accrochage de touches...comme moi hihi! Le joycon droit, lui, glisse pratiquement comme une vrai souris, ce qui rends les déplacements de la caméra et de la visée plus facile. Oui j'avoue, ça peut sembler déroutant au départ, mais avec de le pratique et un peu de patience, les commandes deviennent beaucoup plus naturelles et ont fini par les utiliser presque instinctivement. Personnellement , c'est une façon de jouer qui me plait beaucoup et s'intègre vraiment bien à la switch 2.

Mode Joycon / Souris

Alors... faut-il y jouer?

Si votre priorité absolue est d'obtenir la version la plus belle techniquement, la plus stable et la plus fluide possible... honnêtement, la Switch 2 ne sera probablement pas votre premier choix. Mais si comme moi, vous aimez le concept d'une console hybride, que vous acceptez les quelques compromis techniques, alors oui cette version mérite qu'on s'y attarde. Parce qu'au fond si Oblivion est encore autant aimé presque vingt ans après sa sortie originale, ce n'est certainement pas parce que les textures étaient les plus belles. C'est pour son monde, pour sa liberté, pour cette sensation qu'on peut partir vers une montagne au loin, entrer dans une grotte, tomber sur une quête complètement imprévue et oublier pendant deux heures la mission principale. Et c'est peut ça la force des jeux Bethesda. On oublie les défauts techniques.... Parce que leurs mondes, eux, réussissent encore à nous donner envie d'y retourner. 

Les portes d'Oblivion sont la quête principale du jeu.

Donc en résumé, malgré les quelques défauts mentionnés , le plaisir d'exploration et cette façon de jouer sur Switch 2 l'emporte sur moi, je donne la note de: 


Note finale

*TEST réalisé avec la copie du jeu achetée par le rédacteur.

Allez je vous laisse avec deux autres bugs mentionnés plus haut... (gracieuseté Bethesda)

Personnage mort suspendu

Tête du mouton au travers du portillon

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