TEST - Clive Barker's Hellraiser: Revival (PS5)

Une adaptation réussie d'un classique du cinéma d'horreur!

Par Jean-Sébastien Renaud
Clive Barker’s Hellraiser Revival est un jeu d’horreur mélangeant survie et action. Cette aventure solo se joue en vue à la première personne et reprend l’univers des films d’horreur du même nom. Il est disponible sur la plupart des plateformes depuis le 8 octobre 2026.


Un jeu classé 17 ans et plus
Avant d’aller plus loin, je tiens à souligner que le jeu est classé 17 ans et plus pour les raisons suivantes : « Consommation de drogues, Fort contenu sexuel, Langage ordurier, Nudité, Sang et carnage, Violence intense ». Sincèrement, je suis entièrement d’accord. Je ne conseillerais aucunement ce jeu à une personne mineure, ni même à une personne adulte souffrant de problèmes psychologiques importants (ex. : choc post-traumatique, une forme de psychose, etc.). J’ai vu les deux premiers films de la série Hellraiser et selon moi ce jeu pousse l’horreur, le côté gore et la sexualité encore plus loin. 


Hellraiser : quel est cet univers?
Si vous n’avez pas vu les films, vous vous demandez sûrement ce qu’est Hellraiser et qui est cet étrange personnage avec des clous plantés dans le visage. Si c’est votre cas, voici une brève explication pour vous aider à mieux comprendre l’univers dans lequel s’inscrit le jeu Hellraiser : Revival. 

Hellraiser est une série très prolifique du cinéma d’horreur, comptant 11 films sortis entre 1987 et 2022. Au centre de leur histoire se retrouve un puzzle cubique appelé la boîte. Ce dernier est une sorte de cube Rubik qui, une fois qu’on arrive à l’ouvrir, appelle les Cenobites, dont le leader est « Pinhead » (celui avec les clous dans le visage). Ces explorateurs interdimensionnels dédient leur existence à la recherche d’expériences charnelles intenses et extrêmes. Pour eux, la douleur extrême et le plaisir absolu sont indiscernables. Ils ont pour mission d’offrir cette expérience charnelle ultime à ceux et celles qui les appellent en ouvrant la boîte. Cette expérience est tellement extrême qu’elle se termine généralement par la mort de la personne dans d’atroces souffrances. Les Cenobites proviennent d’une dimension infernale prenant la forme d’un gigantesque labyrinthe. Cette dimension est gouvernée par le dieu Léviathan ayant la forme d’un immense diamant noir flottant au centre du labyrinthe. 


Le concept de Hellraiser est inspiré de l’univers du sadomasochisme. C’est de là que vient l’association entre sexualité, plaisir, souffrance, douleur et torture. Il a aussi inspiré l’apparence des Cenobites, avec leurs vêtements qu’on pourrait décrire comme des soutanes de curé en cuir noir ajustées avec des ouvertures, des corps gravement mutilés et des piercings extrêmes.


Le préambule du jeu
Dans Clive Barker’s Hellraiser : Revival, vous incarnez Aidan. L’histoire débute lors d’une soirée avec sa conjointe, Sunny, qui mélange drogue, alcool, sexe, jouets sexuels et mutilations mutuelles. Les deux amoureux jouent avec la fameuse boîte et finissent par l’ouvrir. Une ouverture dimensionnelle est alors créée et les Cenobites arrivent à la rencontre d’Aiden et Sunny. Les Cenobites leur proposent de les suivre pour une existence de sensations charnelles ultimes…et Sunny décide de les suivre! 


L’aventure
Vous entrez en jeu à ce moment. Dans le rôle d’Aidan, vous tentez en vain de retrouver Sunny et finissez éventuellement par vous faire enlever par des membres de l’Église Écarlate. Cette église voue un culte aux Cenobites et est dirigée par Marlowe, un personnage peu recommandable. Ses membres sont des adeptes de la torture, de pratiques sadomasochistes extrêmes et sont généralement vêtus de petits kits BDSM en cuir ou en latex.


Ensuite, vous vous réveillez ligoté à une chaise, nu, prisonnier des membres de l’Église Écarlate. Vous devez alors tenter de vous sauver de leur repère en échappant aux membres de ce culte. Pour y arriver, vous devez rester discret, trouver des armes, éliminer certains membres ou échapper à leur vigilance, selon le cas. Les ressources sont rares, tant du côté des armes que des items pour se soigner, et les armes peuvent se briser rapidement. Vous devez également résoudre quelques puzzles ou labyrinthes. 


Ceci vous fait penser à Resident Evil? Eh bien vous n’avez pas tort! Les mécaniques de jeu se ressemblent et tout porte à croire que ce dernier a été une source d’inspiration pour Hellraiser. Cependant, n’allez pas croire qu’il s’agit d’un Resident Evil maquillé en Hellraiser. Le jeu a sa propre couleur, sa propre personnalité, et l’univers surnaturel très unique de Hellraiser est extrêmement bien respecté. À titre d’exemple, contrairement à Resident Evil, Hellraiser essaie peu de vous faire sursauter. Une grande partie de la tension vient de l’ambiance glauque, des corps mutilés, des cadavres, de la torture et de son univers visuellement violent et dérangeant.  


Au cours de votre aventure, d’une durée estimée d’au moins 8 à 12 heures, vous ne rencontrerez pas seulement des membres de l’Église Écarlate. Vous rencontrerez des Cenobites et vous aurez à affronter diverses créatures infernales. Vous pourrez vous procurer une variété d’armes, certaines pour le combat corps à corps, d’autres pour le tir à la première personne. Vous pourrez aussi éventuellement utiliser la boîte comme arme supernaturelle, ce qui apporte un aspect intéressant aux combats. Vous explorerez la dimension des Cenobites (le monde labyrinthique) et des lieux peu recommandables de notre propre dimension.

Le jeu n’est pas facile, sans être punitif. Vous aurez sans doute à refaire quelques séquences. Personnellement, j’y ai joué en mode facile et j’ai pu progresser relativement aisément, malgré que je sois mort à plusieurs reprises. Ce qui est plaisant, toutefois, c’est que lorsqu’on meurt, on ne recommence jamais bien loin.  Ceci facilite la progression et évite de décourager le joueur. 


Hellraiser n’est pas un jeu parfait. Il n’apporte pas de nouveautés notables du côté des mécaniques de jeu et certains pourraient trouver qu’il y a des éléments répétitifs. Personnellement, cela ne m’a pas dérangé et n’a pas affecté mon plaisir d’y jouer. Les graphiques sont tout à fait corrects pour un jeu de ce prix, sans atteindre la qualité du dernier Resident Evil : Requiem. J’ai aussi lu que certains joueurs avaient rencontré des bogues ou des problèmes de performance. Pour ma part, je n’en ai rencontré aucun pendant mon test sur PlayStation Portal, que ce soit en diffusion continue via ma PS5 Pro ou via le Cloud avec l’abonnement PS+ Premium. On pourrait aussi reprocher à certains ennemis d’avoir un comportement très basique et répétitif. Par exemple, on rencontre des ennemis qui font sans arrêt le même trajet à pied, en répétant les mêmes phrases aux mêmes endroits ou en reprenant toujours le même dialogue avec un autre personnage.


Conclusion
En somme, les développeurs du jeu ont clairement bien compris l’essence de Hellraiser. Le jeu nous transporte efficacement dans cet univers unique et c’est une adaptation réussie de cette franchise culte de l’horreur. On prend plaisir à y jouer et à découvrir ce monde horrifique, mais attention, c’est un univers sombre, violent et dérangeant qui n’est pas pour tout le monde. Si c’était un film, ce serait sans doute l’un des meilleurs de la série. Il devrait plaire aux amateurs des films Hellraiser ou à ceux souhaitant se plonger dans un univers particulièrement gore et dérangeant. 

Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith. 

Clive Barker's Hellraiser: Revival Site officiel
Développé et édité par Saber Interactive
Plateformes : PS5 (ce test), XBOX, PC, Nintendo Switch 2
Prix : 53,49$


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