TEST - Curse of the Dead Gods (Switch, PS4, Xbox One, PC)

La malédiction jusqu'au bout des doigts!

Par Monsieur Ben
On dit que les malédictions sont liées aux colères engendrées par des divinités, des sortes d’envoûtements qu'on a lancé sur une ou plusieurs personnes ; façon de démontrer leur supériorité (on a déjà une pandémie et c’est bien assez) mais bon, je peux comprendre qu’à force de jouer avec des allumettes on fini par y mettre le feu… (demandez à Mère Nature). Notre individualisme n’a jamais été aussi fort, notre sens critique si élevé… nos priorités sont à la base de notre bonheur et aussi de nos malheurs, car à force de toujours vouloir avoir raison, on fini par oublier l’essentiel, vivre un jour à la fois comme disais nos chers grands parents… « Respire par le nez, ça va passer! » Ouais en tout cas, pas avec un masque dans face!


Mais bon, revenons à nos moutons, si je parlais de malédiction c’est juste pour vous dire (et c’est rare que je dis ça), les jeux vidéo peuvent parfois nous rendre très impatients…et peut-être même agressifs.

Surtout si vous êtes comme moi, du type à vouloir passer au travers l’impossible, du genre « Dark Souls like » puis de recommencer des dizaines et des dizaines de fois à en perdre la raison (façon de parler). Puis qu’au bout d’un certain moment, votre patience et bonne volonté s’enfuient au galop pour être remplacés par la colère et l’antipathie. Mais bon, dans le cas contraire, une fois l’envoûtement commencé, vous n’aurez qu’une envie, soit de libérer votre héros des malédictions des dieux morts!

Passtech Games

Studio français de jeux indépendants, fondé en 2012 à Lyon (France),ils en  sont à leur deuxième parution sur Switch avec Master of Anima (que je vous invite fortement à essayer). Leurs jeux sont édités par Focus Home Interactive desquels déjà 8 logiciels sont publiés sur eShop, dont entre autres MudRunner-American Wilds et Call of Cthulhu, deux jeux testés par Steeve.


À l’ombre d’Hades!

Difficile de passer sous silence le très merveilleux Hades que j’avais offert en test surprise à la fin de 2020 et... prédiction réalisée, il a terminé son année en étant élu par plusieurs comme étant le « jeu indépendant de l’année »!

D’autant que les deux titres offrent quelques similitudes. Un look graphique léché en cel-shading (aspect dessin-animé), une vue isométrique (vue de haut à la Diablo), des combats contre des boss et créatures mythiques, des armes et objets magiques à débloquer et qu'il partage surtout en point commun le genre rogue-like. Mais l’ombrage qu’apporte Hades sur Curse of the Dead Gods n’est pas anodin, alors que narration et textes, son histoire, sa musique et sa jouabilité (moins punitive), donne facilement une bonne longueur d’avance.


Mais ça ne veux pas dire que Curse of the Dead Gods n'impressionne pas, mais cela signifie tout simplement que parfois, même avec des caractéristiques en moins, il arrive que cela suffit à notre bonheur… (ok, je vous entends, tu parlais tantôt de colère et d’impatience, hum c’est vrai!). Mais comme dit l’adage, parfois il faut souffrir pour mieux rebondir! Réussir l’irréalisable, un échelon que seul les élites connaissent! Ben non, vous aussi vous pouvez y arriver! Avec beaucoup de patience, persévérance et en bon québécois, « une couple de bon sacres! »


Repartir à zéro... ou presque

Donc, un des « moins » dans Curse of the Dead Gods nous frappe au visage dès le début, puisqu'on commence sans narration, avec un personnage principal (genre Monsieur Ben à barbe) emprisonné dans un sanctuaire stylisé gothique. Ce dernier part à la recherche de reliques sacrées et autres babioles, dans une aventure qui ne sera pas de tout repos et ce qui lui vaudra des représailles à faire pâlir le marquis de sable!

Aussi damné soit sa présence en ces lieux interdit, il aura la possibilité de renaître de ses cendres (complaisance des dieux?), débloquer des autels d’armes, obtenir des bénédictions, des faveurs divines…évidemment ceux-ci auront un coût, relié directement à des items spécifiques tombé des ennemis et Boss (crânes bleu et anneaux sacrés), d’où l’importance de recommencer à zéro. Enfin presque, parce que tout ces acquis demeurons actifs, ouf!


Donc survivre le plus longtemps possible sera votre quotidien au travers d'un temple maudit, de multiples pièges et ennemis qui ne seront qu’une petite partie de l’iceberg. Autant le dire tout de suite, il y aura plus beaucoup plus, puisque chaque salle offrira des présents éphémères pour le temps du run, des nouvelles armes et différentes améliorations, genre constitution, santé, dextérité, endurance…


La barre d’endurance se voit sous les pieds du personnage (des petits carrés blanc) et chaque action comme esquiver ou utiliser ses armes va gruger cette barre. Donc jauger nos mouvements devient vite une question de survie! Il y a possibilité de restaurer un point d’endurance en esquivant au bon moment, d’où l’importance de bien choisir sa bénédiction…

Malheureusement s’attaquer à des créatures divines apporte son lot de malheurs, car chaque nouvelle porte ouverte (et si vous manquer d’or) les armes ou reliques pourront être payées à même votre sang! Tout cela remplira une jauge de corruption à cinq niveaux, qui une fois pleine vous transmettra une malédiction aléatoire, des malus que vous allez garder jusqu’à la fin du run. Atteindre le cinquième niveau de corruption envoi votre barre de vie à 1 point! Ça, ça fait mal, en Motrin!


Y a pas de labyrinthes sans rogue-like et... y a pas de fumée sans rogue-like!

Le terrain du jeu est répartie en quatre zones distinctes (Jaguar, Aigle, Serpent et Panthéon) avec de jolis designs propre à chacun, idem pour le bestiaire et Boss qui sont vraiment diversifiés. À l’ouverture de chaque porte une carte nous présente 3 chemins liés par des salles différentes (armes, améliorations, reliques, santé et or) tous créés aléatoirement, donc à choisir judicieusement. Comme la plupart des rogue-likes, chaque porte ouverte nous connecte à des salles labyrinthiques souvent mal éclairées, remplis de secrets et de pièges, dans lesquels, nos redoutables ennemis attendent avec impatience l’arrivé d’un nouveau venu (c’est à dire vous)! Histoire de vous faire de regretter d’avoir joué au jeu!!


Mais je doute fortement que ce soit le but visé par les concepteurs, malgré que… ben non, ça arrive seulement après plusieurs dizaines de retour au début du jeu…mais bon, il faut dire que j’en ai bavé suffisamment pour être obligé d’arrêter d’y jouer carrément, le temps de reprendre mon souffle, d’aller marcher sur la lune (non y a pas d’air là, ha! Quoique... peut-être avec l’aide d’un masque de machine d’apnée… ha, le cordon sera pas assez long anyway).

La vérité, rien que le vérité !

J’avoue ne pas avoir complété le jeu. Disons que ce style demande beaucoup de patience et surtout de temps! À titre d’exemple Hades m’as pris facilement un bonne soixantaine d’heures avant d’y voir la fin, pas nécessairement plus facile, contrôles mieux sentis, plus adéquats? Peut-être… Mais une fois avoir mis de côté mon incroyable expérience vidéoludique qu’offre Hades, j’ai fini par vraiment aimer Curse of the Dead Gods et ça, malgré mes nombreuses frustrations du début. Disons comme bien des jeux, l’assimilation demeure la meilleure arme pour donner envie d’y jouer et rejouer!


Petit parenthèse, le jeu n’utilise pas de vibration, la musique est correcte sans plus, mais très bonne jouabilité la Switch en mains! Le jeu offre énormément de contenu malgré les 4 zones offertes et sachez qu’une fois qu’elles sont tous complétées, chaque zone offre une carte plus longue et (en plus des boss de fin), des mini boss se dresseront sur votre chemin! Donc une très bonne rejouabilité!

J'aime
-Le level design
-Menu bien fourni
-Le bestiaire
-Les armes et bénédictions à débloquer
-Combats intenses si, si!
-Bonne rejouabilité
-Possibilité de verrouillé l’ennemi!

J'aime moins
-Histoire pas assez garnie (narration)
-Impossibilité de skipper l’entraînement au début (bon, ok c'est utile pour les débutants)
-La musique
-Pas de vibration! (Ça, c’est vraiment une malédiction!)
-Arriver au boss avec 1 point de vie!

Recommandation
Je le conseil fortement à tout les fans de rogue-likes et Souls-likes

Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test, provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith. 

Curse of the Dead Gods Site officiel
Développeur : Passtech Games
Plateformes : Switch (ce test), PS4, Xbox One, PC
Prix : 26,99$

Me joindre sur Twitter via @monsieur_ben
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Commentaires

  1. Très heureux que tu aies finalement bien apprécié le jeu! Bien que comparé à Hades, Curse of the Dead Gods a finalement de belles qualités à lui, permettant d'aller dans une autre direction pouvant apporter au joueur persévérant (comme tu l'as si bien dit), un beau sentiment de victoire, de succès, de ces moments « Yessss, c'est moi le plus fort! ». Bon texte et merci encore de ta persévérance! ;-)

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  2. Merci!
    Certain disent que la foi peut déplacer des montagnes!
    Ça s’appelle avoir confiance et persévérer!
    Comme j’avais mentionné, l’assimilation du jeu (peu importe le jeu), est la meilleure arme à vouloir y jouer!
    Donc oui , j’ai vraiment apprécié, très content, je dirais même à mettre dans ma longue liste de jeux favoris... juste après Hades 😉

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