TEST - Green Hell sur Nintendo Switch


Green Hell ne semblait pas si difficile que cela et j'étais très excité à l'idée d'y plonger sur Nintendo Switch, jusqu'à ce 23e jour où tout a basculé.

Par Steeve Tremblay
Un jeu de survie en monde ouvert, sur Nintendo Switch, plongeant le joueur au coeur d'une île tropicale à la végétation luxuriante? Hum... intéressant! Mais sous cette promesse paradisiaque se cache un environnement particulièrement hostile pouvant causer maladie, voire même la mort à notre courageux explorateur. C'est un peu ce qui attend virtuellement le joueur osant s'aventurer dans l'expérience du jeu Green Hell.

Engagez-vous qu'ils disaient!

Ce qui s'annonçait comme une simple mission classique d'exploration d'une île amazonienne indigène, se transforme en véritable cauchemar pour notre héros. Vous êtes perdu en forêt, seul, à la recherche de votre douce moitié prisonnière d'une vilaine tribu à l'autre bout de l'île (c'est ce que l'on croit, à tord ou à raison). La jungle est particulièrement hostile, tout peut vous tuer, il faut user de logique, d'intelligence, de débrouillardise et... de beaucoup de chance. 


Savoir s'adapter

Green Hell se la joue très « simulation ». Si le jeu nous lance au début avec 2-3 petites tâches simples (faire un bandage avec des feuilles ou allumer un feu), le jeu nous plonge soudainement dans l'action et la survie pure en moins d'une heure de jeu. Notre succès se compte en nombre de journées sans mourir. Les premières parties, je mourrais toujours en 24h, mais plus j'avançais, j'apprenais les codes du jeu, plus loin j'avançais. Tel que mentionné dans l'épisode 41 du podcast, tout va très vite. 


Voici un exemple précis : Je suis seul, prenant la direction du nord (j'ai une montre boussole intelligente au poignet gauche indiquant mes besoins primaires), mais rien dans les poches. J'ai soif, il me faut de l'eau. Je m'abreuve à même la rivière, je tombe malade et meurs. Je relance ma partie du dernier point de sauvegarde et j'ai encore soif... Je découvre que l'on peut boire l'eau d'une noix de coco. Je la fracasse au sol, bois son eau et ça va mieux. Je réussi à survivre jusqu'au lendemain, après avoir passé une longue nuit sous la pluie. Au levé du soleil, j'ai faim. Je découvre un ancien couteau fabriqué d'un vieil os appartenant à une mystérieuse tribu, j'essaie de poignarder un serpent à sonnette, mais il rapide et fait pénétrer ses crocs dans mon mollet droit. Je meurs empoisonné dans l'heure suivante, ne sachant pas quoi faire. Voyez le genre? 

Guide 101 pour survivre dans la jungle

Notre personnage a un calepin de notes, dans lequel on retrouve certaines recettes, astuces, un guide sommaire de fabrication, information sur la quête en cours, etc. « Il me faut du feu pour faire cuire mon sanglier », me dis-je. J'ai besoin de 8 bâtons, 8 petits bâtons et un nid d'oiseau. Une fois tout amassé, je dois « faire du feu ». Le jeu nous dis comment faire, mais ce n'est vraiment pas clair, ni précis. On essaie fort fort, « pourtant dans le tutoriel ça marchait bien... » mais pas là. Je fini par mourir de faim, incapable d'allumer mon feu. Bon, ce qui ne m'a pas aidé, c'est que j'ai mangé des asticots récupérés dans le cadavre d'une hyène (ou quelque-chose du genre). Je me suis empoisonné, raccourcissant ma durée de vie de façon importante... Aïe aïe aïe, pas facile la vie dans la jungle!


Green Hell est vraiment un simulateur de survie, quel que soit le mode choisi. Même en mode où les animaux ne veulent pas tous nous tuer, la jungle a toujours de nombreux tours dans son sacs pour nous enlever la vie. Vous souhaitez sauvegarder votre partie? Il faut construire un camp rudimentaire avec 4 buches, 8 longs bâtons, 6... et LÀ, vous pouvez sauvegarder. Bien entendu, le tout est conditionnel à ce que vous n'ayez pas trouvé la mort avant d'avoir terminé votre construction (par fatigue, maladie, blessure ou autre). Chose important à préciser, le jeu propos 4 niveaux de difficulté, soit « Promenade de santé, Bienvenue dans la jungle, Roi de la jungle, Enfer vert ». Le dernier étant le plus difficile et sans pitié (déjà que le niveau « Promenade de santé » est difficile, imaginez le niveau le plus dur! Dans le mode Enfer Vert, il faut surveiller sa santé mentale, les tribus hostiles, les prédateurs de la jungle et nos nutriments qui vont diminuer. Heureusement, le jeu propose aussi un mode spécial baptisé « Touriste » où plusieurs malus sont désactivés. Essayez-le après avoir lancé une partie plus standard, vous verrez la différence (le jeu a 4 slots de sauvegarde, alors vous pouvez lancer différentes parties simultanément pour comparer). 

Graphismes et sons

J'y joue sur Nintendo Switch, une version particulièrement jolie et animée de belle façon. Pas le plus beau jeu de la console, mais son rendu « réaliste » est crédible et immersif. Ce grand monde ouvert semble réellement vivant, la végétation est dense, les cours d'eau tantôt cristallins, souvent toxiques, les animaux bougent de belle façon et les insectes sont en surnombre. Oui, tout est crédible et vraiment immersif. Cycle jour nuit, effets météo (la pluie revient souvent trop vite) et l'île regorge de nombreux secrets que je vous laisse découvrir. Le jeu souffre parfois de quelques ralentissements et pop-up de textures, mais rien pour nuire à l'expérience générale du jeu. 

J'entends un bruit, j'entends un bruit, mais qu'est-ce que c'est que ce bruit?

Ajoutez à cela une ambiance sonore efficace, quoi que l'on constate quelques effets sonores qui peuvent apparaître et disparaître en un clin-d'oeil, dépendamment du lieu où nous sommes. Mais en général, l'ambiance sonore est fidèle à ce qui se déroule sous nos yeux. Se préparer à dormir, à faire un feu (qui pourrait attirer des animaux) et entendre un hurlement au loin, c'est terrifiant. « Qu'est-ce que c'est? Suis-je fou? Ai-je des hallucinations? » , et là, j'observe mes jambes, mon bras gauche et je constate que mon infection sur le bras a pris des proportions démesurées... 

Jouer à Green Hell en mode portable, un casque d'écoute sur les oreilles, c'est ultra immersif et prenant. Dommage que les contrôles manquent un peu de précision et que les instructions sur tout l'aspect création du jeu soient si vagues et imprécises. Tout le jeu est sous-titré en français, mais parlé en anglais. Il n'y a pas tellement de paroles dans ce jeu, le tout passant principalement par notre talkie walkie.


L'histoire d'une vie

C'est un jeu de survie, alors la durée de vie est très variable. Mais disons que de « simplement » terminer l'histoire du jeu, on peut prévoir une bonne vingtaine d'heures. Le tout sera conditionnel à vos nombreuses morts (ou non), votre sens de la débrouillardise et de la survie. Outre l'histoire principale, le jeu peut se jouer uniquement en mode survie, mais aussi par le biais d'un mode défi. Ce dernier à travers ses sept défis différents, exige du joueur qu'il complète une tâche précise dans un temps prédéterminé. Par exemple, construire en trois jours un camp fortifié pour survivre dans la jungle, ou fabriquez une armure et une lance en métal en quatre jours pour se défendre. J'aime l'ajout de ces petits défis précis, cela apporte une autre façon de plonger dans l'expérience Green Hell en nous mettant tout de suite devant un objectif précis. Je me souviens encore de ce moment où je devais capture une dizaine de poissons précis, mais sans rien pour pêcher. Le temps de fabriquer quelque-chose avec des bouts de bois, un crocodile m'avait dévoré tout cru. 


Conclusion

À qui s'adresse ce jeu? Assurément aux grands fans de jeux de survie en monde ouvert. Même si le jeu propose différentes facilités, il reste complexe à saisir côté construction (les instructions sont rarement précises et on y va beaucoup de sessions « essais-erreurs ». J'ai eu du plaisir à y jouer, mais je ne me vois pas essayer et réessayer encore et encore, jour après jour pour refaire et trouver LA bonne marche à suivre. Vraiment pas facile la survie en forêt en pleine jungle amazonienne! Vive mon petit chez moi, dans ma maison en banlieue, beaucoup plus simple! Mais pour les fans du genre, vous en aurez pour votre argent!

J'aime
-Grand monde ouvert à explorer
-Ambiance sonore crédible
-Jungle riche et vivante
-Plusieurs niveaux de difficulté
-Expérience immersive 
-Fun à jouer de façon portable (merci la Switch)

J'aime moins
-Plutôt difficile même au niveau facile
-Contrôles imprécis
-Instructions sur la création trop flous et vagues
-Le cycle jour-nuit est trop rapide
-Quelques ralentissements

Recommandation
-Pour joueur averti, prêt à plonger dans un jeu de survie exigeant.

Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test, provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith. 

Green Hell Site officiel
Développeur : Creepy Jar
Éditeur : Forever Entertainment
Plateforme : Switch (ce test)PC
Prix : 31,49$


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