TEST - Towaga: Among Shadows sur Switch

Towaga : une de mes surprises de 2020

Par Jacques Germain
Les vieux s’en souviendront, le syndrome des pouces qui font mal lorsque nous passions trop de temps sur un jeu Nintendo ou Super Nintendo. Des pouces rouges, presque enflés et qui parfois nous faisaient mal pendant des jours. Towaga : Among Shadows m’a ramené ce syndrome oublié depuis mon adolescence. Est-ce une mauvaise chose? Au contraire, Towaga est jusqu’à présent une de mes belles surprises de 2020 avec un jeu rapide, challengeant et visuellement attrayant. 
Mais c’est quoi Towaga?
Vous êtes Chimù! Oui, je pourrais faire un jeu de mot étrange ici mais comme ceci est ma première critique sur le site du Salon Gaming de Monsieur Smith, je vais me retenir si vous voyez ce que je veux dire. Vous êtes donc Chimù un porteur de lumière, et tout comme Iron Man, vous êtes capable de la contrôler, de vous concentrer et d’en faire un faisceau lumineux qui vous aidera dans votre quête, celle d’exterminer Metnal. Ce dernier désire envahir le monde à l’aide de ses ombres maléfiques en les envoyant en vague contre vous. Rien de bien révolutionnaire comme histoire mais ce n’est pas ici le plus grand aspect du jeu. D’ailleurs, le mode histoire se termine en trois heures mais plus tard je vous expliquerai que ce n’est pas si grave. 
Essayons d’être clair sur le principe du jeu, vous connaissez les Shmups? Lorsque vous contrôlez un vaisseau par exemple et que vous pouvez tirer sur les vagues d’ennemis qui arrivent dans votre écran? Et bien Towaga est similaire mais en vous offrant des vagues d’ombres qui arrivent d’un peu partout dans votre écran. En fait, il y a trois phases de jeux différentes qui définissent Towaga. La première vous cloue les pieds au sol et vous devez combattre les vagues ennemis qui arrivent de gauche et droite en utilisant le stick droit pour contrôler votre faisceau lumineux. Ces premières phases sont plutôt simples, faciles et seront toujours les deux ou trois premiers niveaux pour chacun des quatre temples à purifier. La seconde phase, beaucoup plus difficile et où réside le challenge du jeu consiste à la même chose mais vous demande d’élargir votre visée jusqu’à 360 degrés car maintenant les ombres arriveront de partout et tous en même temps. Fort heureusement, le mode histoire vous permet de débloquer des pouvoirs qui vous aideront à repousser plusieurs ombres en même temps. Par exemple, l’explosion lumineuse qui fera reculer la plupart des ombres pour vous permettre de reprendre vos esprits et d’attaquer de nouveau.  
Une troisième phase inutile? 
Au bout de cinq ou six niveaux, Chimù gagnera le pouvoir de voler et vous pourrez vous déplacer dans le ciel étoilé de Towaga où vous voulez. Cette phase se veut une amélioration des phases précédentes mais il n’en est rien une fois que nous avons découvert le truc. Il vous suffit de vous placer dans l’un des quatre coins de l’écran et de ne plus bouger. En effet, les ombres arrivant par vague de l’autre extrémité de l’écran iront comme des mouches attirés par la lumière se garocher littéralement sur vous. Ne vous suffit que d’attendre et de légèrement vous déplacer pour terminer le niveau en quelques minutes. Cette phase est réellement décevante car c’est elle qui aurait pu offrir le plus grand challenge du jeu en offrant une plus grande surface et un nombre d’ombres beaucoup plus élevés à purifier que les niveaux au sol.  
Fort heureusement, les ombres sont assez originales et diversifiés pour offrir un challenge mémorable lors de la seconde phase surtout. Des ombres explosives qui font énormément de dégâts si elles ne sont pas détruites avant, ou bien des ombres volantes qui changent de direction rapidement, vous obligeant à les repousser avec un de vos talents déblocables avec les points accumulés lors de chaque phase. Il faut noter que votre énergie, la puissance de votre faisceau et même la largeur de celui-ci sont améliorables ainsi que plusieurs autres éléments ce qui rend le jeu par moment un peu « rogue Lite ». C’est-à-dire qu’il vous faudra mourir et ensuite aller améliorer certains attributs pour penser avoir une chance de réussite. 
Vivement les modes de jeux 
La force de Towaga est définitivement les modes de jeux. Une chance, car la campagne solo histoire ne dure qu’environ trois heures, intenses mais c’est tout de même trop peu et j’en aurais pris beaucoup plus. Le mode survie est un classique dans les jeux style arcade comme celui-ci. Vous voilà confronter sans cesse à des vagues et des vagues sans fin jusqu’à ce que vos pouces vous fassent tellement mal que vous devrez arrêter ou vous laisser mourir. En fait c’est-ce que moi j’ai vécu comme mentionné dans l’introduction. C’est une qualité je vous le jure car le stress embarque, les battements du cœur aussi et vous voudrez performer et battre votre score ou celui des nombreux joueurs du monde entier. Dans ce mode, vous pourrez y jouez au sol ou dans les airs mais ce premier est définitivement plus satisfaisant à faire et plus amusant.  
Un mode multijoueur fait aussi partie du lot et me fait grandement penser à la jouabilité de Knight Squad de la gang de Chainsawesome Games. Jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter dans des arènes aériennes où obstacles et pouvoirs sont aux rendez-vous. C’est honnêtement, tout comme avec Knight Squad, un excellent mode de fin de soirée quand vous êtes légèrement amoché mais toujours aussi compétitif et que vous désirez finir la soirée en riant et trinquant davantage. Le dernier monde mais non le moindre est une suite logique du mode histoire ou l’on retourne dans le monde des ombres pour affronter des vagues encore plus redoutables. En fait, je n’ai personnellement pas réussi à compléter plus de la moitié des niveaux pour le moment car ceux-ci demandent d’être pratiquement parfait. C’est un WOW dans mon cas. 
Et du côté artistique?  
Mais quel beau jeu, quel magnifique jeu où l’on peut facilement se perdre en admirant les animations subtiles des ennemies et de notre personnage. Un style 2D dessin animé du samedi matin colle parfaitement au jeu et tout est si beau que l’on pardonne les quelques problèmes de lenteur lorsque nous ouvrons ou changeons de menu. La musique est également à mon oreille une belle découverte, mais les sons d’ennemis et de notre faisceau lumineux ont fait grincer des dents plus d’une fois mes enfants et ma femme lorsqu’ils étaient dans le salon et que j’y jouais. En fait, les sons des effets sonores semblaient grandement augmentés comparativement à la musique qui était un peu trop en arrière-plan.  
Conclusion
Au final Towaga : Among Shadows du développeur Sunnyside Games est l’une de mes surprises de 2020 du côté des jeux indies. Un jeu qui apporte un défi dans les trop nombreux titres faciles (à mon avis) de nos jours. Même si le mode histoire est vite fait, pour le prix et les nombreux modes de jeux, il vous donnera entière satisfaction et surtout du plaisir et challenge pour un petit moment. Il peut se jouer rapidement grâce à ses courts niveaux autant lors d’une pause au travail ou pendant que votre souper cuit au four. Une belle découverte.

J’ai aimé :
La direction artistique sans faille 
Les parties courtes et rapides 
Le mode multi-joueurs 
Le défi  
J’ai moins aimé :
Les effets sonores dérangeants 
La durée du mode histoire 
La faille de la phase 3 
Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test, provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith. 

Towaga: Among Shadows Site officiel
Développeur : Sunnyside Games
Plateformes : Switch, mobile, à venir sur PC 
Prix : 18,89$


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Commentaires

  1. Hé! Merci pour ce premier test Jacques, bon travail, tu m’as convaincu de vouloir l’essayer 👌, (un autre de placer sur ma longue liste de souhaits!)
    Et oui y a des jeux indies , beaucoup de jeux indies qui sont de vrai perles à découvrir!
    Vraiiment!

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