TEST - Planet of Lana II - Children of the Leaf (PS5)

La curiosité est un vilain défaut

Par Jérôme Rajot
 
Presque 2 ans après la sortie de Planet of Lana, Wishfully nous propose une suite de son plateformeurre (avec le bon accent) onirique, baptisée Planet of Lana II - Children of the Leaf, les enfants de la feuille (aucun lien avec le village dans Naruto). Est-ce que la formule fonctionne encore ?

 
Une suite directe
 
Planet of Lana II - Children of the Leaf reprend exactement où s'est terminé le premier volet. Lana a retrouvé sa sœur et a libéré son village. Mais après toutes ces aventures, elle veut en savoir plus sur l'histoire de son nouveau compagnon Mui. D'où viennent ces hommes qui ont attaqué son village, cette technologie futuriste, d'où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous, dans quel état j’erre ?
 
 Mais la curiosité est un vilain défaut... et à peine nous nous éclipsons pour retourner sur les ruines de cette ancienne civilisation que notre petite sœur surgit et décide de nous accompagner. Pensant que c'est maintenant sans danger, nous continuons notre exploration, et là, c'est le drame... Un gaz émanant d'une roche vient infecter notre petite sœur et l'a fait tomber inconsciente. Il faut maintenant récupérer les ingrédients pour concocter la potion magique demandée par le vieux sage Rakuen.
 
 
 
Mais le danger ne vient jamais seul, d'autres humains qui ont suivi les dogmes de l'ancienne civilisation et veulent endoctriner les réticents... Notre grande sœur à peine remise de ses émotions repart protéger le village contre ces individus, mais nous ne pouvons pas combattre à ses côtés, notre mission, c'est de sauver notre petite sœur avant tout !
 
Sans aller trop loin dans l'histoire pour ne pas trop divulgâcher, tout comme pour le premier jeu, les dialogues du jeu sont dans une langue inventée, c'est donc à nous d'interpréter ce que l'on voit. Tout n'est peut-être pas tout blanc ou noir... Mais les émotions sont réelles et arrivent à nous toucher, surtout dans les scènes du passé où nous suivons les premières aventures de Mui. Des images valent mille mots.

 
 
Une jouabilité améliorée avec de nouveaux mouvements bienvenus

On prend les mêmes et on recommence, Planet of Lana II - Children of the Leaf reprend les mêmes bases du gameplay. Ça reste toujours un jeu de plateforme en 2 dimensions dans lequel nous devons résoudre des énigmes pour progresser.

Cependant, quelques nouveautés bienvenues sont au rendez-vous. La première, c'est le fait de pouvoir courir ! Cette action assez simple manquait terriblement au premier volet. Cela permet d'aller plus vite, mais aussi de pouvoir sauter plus loin ! Il est maintenant possible de glisser aussi, permettant d'échapper à des pièges ou se protéger plus facilement lorsqu'on se fait poursuivre par des ennemis.
 
 
 
Mais nous ne sommes pas seule à avoir des nouvelles habiletés, Mui aussi se découvre des nouveaux pouvoirs. Notre petit chat androïde nous permet en plus d'éloigner certains animaux, de pouvoir les contrôler maintenant. Cela donne lieu à de nouvelles énigmes où par exemple, nous contrôlons un petit poisson capable de cracher un nuage de fumée afin de se cacher des caméras et autres ennemis.

 
Nous pouvons également prendre le contrôle de plusieurs robots permettant de soulever des charges, ou tirer des lasers. Mui est aussi capable de délivrer une décharge électrique mettant hors service des caméras, ou nous ouvrant des portes. Grâce à Mui nous pouvons même contrôler un petit vaisseau sous-marin dans les nombreux moments aquatiques apportant une exploration plus diversifiée.
 
Les énigmes de Planet of Lana II sont plus poussées, plus recherchées, offrant plus de variétés à notre périple, ce qui n'est pas pour nous déplaire.
 

Un univers digne des films Ghibli 

L'univers de Planet of Lana faisait déjà pensé à des films d'animation japonais, mais cette suite nous plonge clairement dans des films du studio Ghibli, on peut y voir beaucoup de références à Mon voisin Totoro,  mais surtout Princesse Mononoke avec la scène dans la forêt avec le cerf.
 
Ce mélange de nature et de technologie n'est pas sans nous rappeler également d'autres films d'Hayao Miyazaki comme Nausicäa ou le château dans le ciel. Le voyage est tout aussi onirique, la beauté des environnements nous transporte littéralement dans cet univers, c'est de toute bôôôté comme dirait Steeve. 
 
 
 
 Et le jeu n’emprunte pas que les décors, il s'inspire aussi des thèmes abordés dans ces films. Des moments très touchants, à la limite du perturbant qui vient frapper notre réalité actuelle et les vrais enjeux reliés à l'écologie et à la technologie.

Si le premier jeu était assez sombre, cette suite nous offre des environnements beaucoup plus diversifiés. Nous avons le village du début, des montagnes enneigées, une forêt tropicale, des fonds marins... La palette de couleur est bien plus vaste ce qui rend le jeu plus agréable à parcourir.
 
Il y a plus d'univers aquatiques, thalassophobes soyez avertis, il y a beaucoup de passages sous l'eau où on retient notre respiration en même temps que notre héroïne, on aurait presque des traumas des jeux Sonic où la musique nous pressait de retrouver de l'oxygène ! Là, c'est la visibilité qui s'assombrit jusqu'à l'affichage d'un écran noir lorsque la noyade arrive.
 
 
 
Une ambiance sonore discrète, mais marquante

6 notes de musiques suffisent à marquer la bande-son et l'ambiance sonore. Ce sont les mêmes notes que nous connaissons déjà, mais elles sont encore mieux utilisées et développées. Elles suffisent à faire jaillir tout un tas d'émotions, l'angoisse, la joie, la tranquilité... Mais même si ce sont les mêmes six notes, il y a d'autres thèmes musicaux, tout aussi magnifiques et mélancoliques.
 
Mais l'ambiance sonore se fait aussi sans musique, juste des bruits, donnant une atmosphère plus lourde, de solitude. Si on ne comprend pas les dialogues, les sous-entendus sont bien là, et les bruits de Mui sont toujours aussi adorables. On a envie de le caresser à chaque fois ! (N'oubliez pas de le faire, bande de monstres, il y a un trophée pour ça !). Juste dommage de ne pas avoir une très jolie chanson de fin comme pour le premier.


Conclusion
 
Planet of Lana II - Children of the Leaf sublime le premier épisode avec des nouveaux mouvements et pouvoirs pour Mui qui améliorent grandement la jouabilité, et apporte un vent de fraîcheur aux énigmes. L'histoire est encore plus touchante et impactante qui nous renvoie directement aux problèmes actuels, ça fait réfléchir !
 
La durée de vie est un peu plus longue que le premier, mais pas le double non plus, on peut en faire le tour en 6-7 heures, et un peu plus si on essaie de trouver tous les secrets bien cachés. C'est un jeu touchant, intelligent, et magnifique comme seuls les productions indépendantes arrivent à produire. Même si on reste un petit peu sur notre faim/fin, on croise les doigts pour un épisode III !


J'aime
  • Une patte graphique toujours aussi magnifique
  • Une histoire touchante
  • Mui toujours aussi adorable
  • Une ambiance sonore discrète, mais efficace
  • Des énigmes astucieuses
J'aime moins
  • On en voudrait encore plus !
  • Attention si vous êtes thalassophobe

 

Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test provient de Thunderful Group, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith.

Planet of Lana II - Children of the Leaf Site officiel
Développeur : Wishfully
Éditeur : Thunderful Group
Plateformes : PlayStation 4, PS5, Nintendo Switch 1 et 2, Xbox Series et PC
Prix :  à confirmer $


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