TEST - Octopath Traveler 2 sur Nintendo Switch

Mon premier 10/10 depuis des lustres et c'est amplement mérité

Par Jacques Germain
Après plus de 35 années passées à jouer aux jeux vidéo et surtout à les collectionner, il est clair que j'ai certaines pépites d'or dans mes bibliothèques. Parfois, je me contente de les admirer, d'autres fois je les dépoussière un peu afin qu'ils conservent leur emballage propre et intact. Mais parfois, très rarement en fait, je décide d'en prendre un et d'y rejouer, simplement une heure ou deux, pour me replonger quelque peu et ressentir la même émotion que la première fois. Octopath Traveler 2 m'a littéralement fait le même effet. J'ai eu l'impression de rejouer le premier épisode, la même émotion indescriptible qu'il m'avait procuré est revenue, mais cette fois-ci multipliée par mille. Ce nouvel opus est sans conteste un créateur de sentiments, tout comme son grand frère l'a été.


L’un de mes anciens supérieurs m’a déjà dit : « Jacques, si on trouve que notre sauce à spaghetti n’est pas bonne ou qu’on peut l’améliorer un tantinet, on doit le faire. » Probablement que Square Enix et Acquire ont eu le même état d’esprit. La sauce Octopath Traveler était déjà excellente, mais ils ont su y ajouter deux ou trois petits ingrédients qui améliorent grandement le goût. Certes, ce sont des changements mineurs, mais qui ont tout de même un impact sur la jouabilité et sur notre aventure déjà tellement généreuse. 


8 histoires pour nous émerveiller

C’est avec une liberté un peu déconcertante que nous commençons l’aventure en choisissant l’un des huit protagonistes de notre choix. Peu importe qui vous choisissez, vous aurez de toute manière à compléter les huit différentes histoires. Mais ce choix vous permet d’y aller à votre façon, selon votre propre sauce. Vous êtes un peu un ingrédient en soi qu’on ajoute au jeu. Personnellement, j’ai commencé par Agnéa, la danseuse qui rêve d’une grande carrière internationale. Non pas parce que son histoire était ma préférée, mais car tout près d’elle se trouvait le début de celle de Partitio, un marchand qui veut faire profiter au monde des richesses en éradiquant la pauvreté. 


Je vous entends déjà dire : Mais Jacques, ce sont les mêmes classes que dans le premier, donc c’est sûrement la même histoire, non? NON !! C’est maintenant une écriture plus mature, plus élaborée et des histoires complètement nouvelles. J’ai été grandement étonné par la qualité d’écriture offerte avec ces 32 nouveaux chapitres. On y aborde des thèmes parfois sensibles, tantôt très tristes, même pour adultes. Et le plus beau dans tout cela c’est qu’aucune des différentes histoires ne m’a laissé indifférent. Toutes avaient un petit quelque chose pour nous accrocher. Une belle réussite pour l’équipe d'Octopath Traveler 2. 


8 façons de combattre

Le plus beau dans le titre? Un système de combat qui s’adapte aux différents protagonistes. Huit personnages différents, c’est avoir huit façons de combattre les ennemis. Chacun de nos alliés ayant des attaques, des compétences et des armes différentes. Si, par exemple, Agnéa utilise des attaques spéciales avec sa dague ou même sa terrible ruade avec son pied, Partitio, lui, utilise son arc pour récolter plus de points de compétence tout en infligeant des dégâts. Et oui, vous devrez tout au long de l’aventure débloquer d’autres compétences avec vos points. C’est un RPG après tout.


Vous devrez user de stratégies pour la plupart des ennemis et pas seulement pour les boss de fin de niveau. Pourquoi ? Parce que ceux-ci possèdent une valeur de bouclier qui descend quand vous frappez l’ennemi avec une arme qui se trouve sur leur liste de points faibles. Une fois le bouclier à zéro, l’ennemi sera dans l’incapacité de vous attaquer durant un tour. C’est à ce moment-là que vous devrez enchaîner les attaques à répétition pour faire baisser ses points de vie. Comme dans le premier opus, les points de boost sont de retour pour vous permettre de réaliser des combos allant jusqu’à cinq frappes consécutives. Il faudra alors faire preuve de stratégie et les utiliser au bon moment. Mais un ingrédient supplémentaire est disponible cette fois : Une nouvelle jauge d’énergie qui, une fois remplie, vous permet de débloquer une compétence unique pour chacun des personnages. Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet, vous laissant découvrir par vous-même. 


Une exploration stratégique

Amateur d’exploration ? Vous serez également servi avec une panoplie de coffres à découvrir cachés dans tous les recoins possibles. Passer sous un pont en bateau pour y découvrir un petit passage, se rendre derrière une maison pour y trouver une arme puissante, ou simplement décidé d’explorer tous les embranchements possibles dans le donjon que vous êtes en train d’explorer seront que quelques-unes des stratégies que vous devrez emprunter pour être en mesure de tout découvrir. Je vous le dis, il y en a pour des heures et des heures. Et ce, sans compter les nombreuses quêtes annexes qui viendront faire osciller votre compteur d’heure jusqu’à la barre des cent heures. 


De plus, chacun des protagonistes possède une capacité spéciale à être utilisé pendant l’exploration. Oui, comme dans le premier opus, mais coup de théâtre, la capacité sera différente de jour et de nuit. Hikari, par exemple, pourra provoquer en duel un personnage dans le but d’apprendre une capacité d’épéiste, mais la nuit, ce sera tout autre : il pourra soudoyer pour obtenir de l’information privilégiée. Cette petite touche vraiment intéressante vient pimenter nos interactions avec les personnages non-joueurs. Ce système de jour et de nuit sera d’ailleurs mis de l’avant plusieurs fois durant l’aventure. Un bel atout qui joue même de subtilité dans les thématiques musicales du titre. 


Encore sublime

C’est magnifique…que dire de plus? Je pourrais encore décrire pendant mille mots la beauté du HD-2D utilisé depuis quelques années déjà par Square Enix, mais ces mots ne seraient que des futilités. D’ailleurs, je rêve d’un remake de Final Fantasy VI avec ce procédé. Un jour, peut-être. Pour l’instant, il ne vous faudra que quelques secondes pour tomber sous le charme des graphismes et des détails de ce deuxième opus. Et que dire de la musique de Yasunori Nishiki? Il a une fois de plus élevé la barre avec des mélodies accrocheuses qui nous arrachent de plein cœur une nuitée d’émotion. Le genre de musicalité qui nous oblige tout simplement à laisser la manette quelques instants pour écouter la mélodie. 


Merci Square Enix de me faire vivre une fois de plus cet univers grandiose. Merci de m’enivrer avec autant d’émotions. Je suis reconnaissant, oui, reconnaissant que cette œuvre soit passée entre mes mains. C’est un titre parfait sous tous les aspects. Sauter sur l’occasion de vous le procurer sans hésiter. C’est mon premier 10 sur 10 depuis des lustres, et il est tout simplement mérité. Sans oublier un grand merci à Nintendo Canada de m'avoir donné l'occasion d'en faire le test!

Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith.  

Octopath Traveler 2 Site officiel
Développeurs : Square Enix, Acquire
Éditeur : Square Enix
Plateformes : Nintendo Switch (ce test), PS5, PS4, PC
Prix : 79,99$


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Commentaires

  1. Un grand jeu présenté par un fin connaisseur tu rejoins mes pensées vraiment!
    Excellent test et une note bien mérité , totalement!

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