Test / Avis : Big Drunk Satanic Massacre sur Switch

Être original n'est pas toujours une qualité

Par Steeve Tremblay aka Monsieur Smith
Le jeu d'action Big Drunk Satanic Massacre ou BDSM pour les intimes, est maintenant disponible sur PlayStation 4, PC et Nintendo Switch. Ce jeu à l'ambiance infernale (littéralement) plonge le joueur aux commandes du fils de Satan, tirant son inspiration de nombreuses licences connues, pensons par exemple à Diablo ou DOOM. Humour noir, présence de sexe, illusions à l'état d'ivresse, nombreux clins d'oeil à la culture pop, beaucoup d'hémoglobine et de violence sont au programme de BDSM. Mais est-ce fun à jouer? Monsieur X vous en avait parlé dans son preview paru récemment, de même que dans l'épisode 15 du podcast, en mentionnant ses doutes vis-à-vis l'expérience proposée par Big Drunk Satanic Massacre. Avait-il raison? Ai-je un sentiment semblable à celui de mon imminent collègue? Voici mon avis.
Histoire
Les humains tentent de rendre agréable la vie en Enfer et vous, le fils de Satan nommé Lou, ferez tout pour freiner la chose. Armé de mitrailleuses, de lance-flammes, de pistolets et de votre boisson favorite (le lait), vous devrez repousser des dizaines d'ennemis plus étranges les uns que les autres.
                       
Fonctionnement
NDSM est en vue isométrique (comme dans Diablo) et se contrôle un peu de la même façon : stick gauche déplacements, stick droit pour diriger son tir, gâchette droite pour faire feu. Le jeu nous propose une variété acceptable d'armes, mais avec un sentiment de puissance (du côté des armes) quasi absent. Nos fusils et mitrailleuses manquent de ''punch'', ne sont jamais agréables à utiliser. On ne fait que vider ses chargeurs dans l'optique de vider la salle, éliminer toute la vague d'ennemis (et il y en a plusieurs) qui tentent de vous tuer de mille et une façon.
Même si les adversaires sont particulièrement inspirés de la culture pop sans être nommés (exemples : Peter Griffin et Cartman qui pètent de la fumée verte, Little Pony aka Petite Pouliche seins nues), ça ne rend aucunement l'expérience ou l'univers plus attachant. Outre faire sourire (un petit peu) la première fois, on s'en fout rapidement, souhaitant simplement (tel que mentionné précédemment) vider la salle au plus vite de ses ennemis et passer à la suite, au boss du niveau que l'on va rencontrer. Malheureusement ici aussi, ces boss inspirés de la culture populaire (il y en a un qui m'a rappelé Dennis Nedry de Jurassic Park), ne proposent pas des affrontements agréables. Ce ne sont que des éponges à balles, avec des barres de vies trop longues à faire baisser. 
Soulignons la prise en main générale du jeu plutôt simple et efficace, le système d'amélioration des armes et aptitudes dont on ne ressent aucunement l'effet, et les quêtes secondaires/principales d'une simplicité déconcertante. Précisons l'usage de la RAGE (jauge qui se rempli doucement en éliminant nos ennemis) permettant de détruire tout ennemi se dressant devant nous. Choisir LE moment où déferler notre RAGE est agréable et apporte une certaine dose de stratégie au jeu.
Graphismes
Big Drunk Satanic Massacre propos un rendu visuel daté, autant dans les animations, dans les effets spéciaux, ou dans son environnement général. Nombreux murs invisibles, modélisation des ennemis particulièrement sommaire, la seule chose qui sauve la mise est la direction artistique éclatée et stylisée des environnements. Pas noté de bogues techniques ou visuels, pas de gel d'image, outre ces deux instants où le jeu a ''crashé'' complètement, me retournant au menu de ma Switch. Bon, c'est quand même pas mal vous direz, mais ce genre de chose se corrige avec une rustine. 
En son et en musique
Les effets sonores sont très basiques, sommaires, rien d'exceptionnel, rien qui vous fait jouir des oreilles. Par contre, la jouissance vient avec la voix tirée des DOOM et Quake de ce monde, par ses ''combo kill! Monster kill!'', ça j'adore. Autre jouissance, et sans doute la plus grande qualité de ce jeu : la musique. Pour les fans de rock, de métal, c'est la totale. On a droit à du ''gros beat double bass drum'', de la guitare électrique enflammée et rapide, le tout arrangée de brillante façon. Je pense entre autres, à la musique du chapitre 2 ''Les Tacos sanglants - Haut Ado Juan'' avec ses touches de musique traditionnelle mexicaine, jumelée à du gros métal. Du bonbon pour les fans du genre (comme moi). D'ailleurs, sachez que le jeu est parlé en anglais, mais tous les menus sont en français. Soulignons la qualité d'écriture française et les délicieux jeux de mots positionnés ici et là dans l'aventure et dans les discussions entre Lou et les boss de niveaux.
Durée de vie
Prévoyez entre 4 et 5 heures pour venir à bout de Big Drunk Satanic Massacre, selon le niveau de difficulté sélectionné. Les niveaux sont plutôt variés et on est tout de même curieux de découvrir où les développeurs vont nous emmener pour le niveau suivant. Certains portions de niveaux ont des chemins alternatifs, mais impossible de s'y perdre (d'autant plus qu'on a accès à une carte simple et bien efficace à l'aide de la croix directionnelle). On va débloquer des cartes de filles sexy, cartes que nous obtenons à l'aide d'un mini jeu (faire du haut en bas avec le stick gauche, changer de vitesse et appuyer sur A au bon moment). Ce mini jeu fera ''jouir'' la fille démoniaque sexy et nue, menant à l'obtention de notre carte. Bon, c'est bien, on a une belle carte dans son inventaire, mais on ne peut zoomer dessus, ni l'observer de près. Qu'est-ce que ça donne alors? Pas grand chose. Cela me fait penser que la vibration HD est prise en charge et que le jeu fonctionne aussi bien en mode portable que docké. Ah oui, le jeu se joue uniquement en solo.
Conclusion
Les développeurs présentent leur univers et leur personnage principal comme étant un mélange de Trevor (GTAV) et tout le cast de Reservoir Dogs, une satire de notre société et de nos méga corporations (pensons au clown Big Wack). Mais le sentiment qui s'en dégage est davantage celui d'un simple jeu de tir en vue isométrique complètement déjanté, qui ne se prend pas au sérieux, mais qui ne procure pas non plus de grande excitation et encore moins du plaisir. Un achat lorsqu'il sera proposé à moins de 10$, sans plus.
J'aime :
-La bande-originale
-La direction artistique
-Les clins d'oeil à la pop-culture
-Système de sauvegarde efficace
J'aime moins :
-Rendu visuel me rappelant la PS2
-Progression répétitive
-Sentiment de puissance absent du côté des armes
-Beaucoup trop cher
-Pas vraiment fun à jouer
-Expérience aucunement immersive ou attachante


Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test, provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith.

BDSM Big Drunk Satanic Massacre Site officiel
Développé et édité par Big Way Games
Plateformes : PS4, PC, Switch (ce test)
Prix : 37,79$ (eShop Switch)

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Me joindre sur Twitter @LeTusken / Courriel monsieursmithgaming@gmail.com
Notre section des tests
Les premières impressions PC de Monsieur X sur Big Drunk Satanic Massacre

Commentaires

  1. Et c’est pas parce que tu y jouais sur Switch!
    Même sur PS4 le résultat est le même!
    Dommage , j’aimais l’idée de ce faux Diablo like, mais bon, ce sera sans moi,
    Durée ridicule pour un prix si élevé!
    N’importe quoi!
    Merci pour ce franc test! 👌

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    Réponses
    1. Merci pour cette précision concernant la version PS4. Donc les jolies bandes annonces proviennent de la version PC. En effet, c'est dommage parce que moi aussi j'étais interpelé par son look et son système de jeu.

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