TEST - STONE (Xbox One, Switch, PS4, PC)

De belles idées, une histoire qui débute bien, mais...

Par Steeve Tremblay
Comme plusieurs d'entres vous, j'adore l'originalité dans les jeux vidéo, ceux qui sortent du lot. Lorsque j'ai vu poindre à l'horizon le jeu STONE, jeu mettant en vedette un détective privé Koala qui fume des cigarettes et boit trop de bière, assurément que mon intérêt était soulevé. C'est donc avec une grande curiosité que j'ai plongé à fond dans le jeu STONE, création de Convict Games. Ai-je apprécié mon expérience? Voici mon avis!
Histoire
Vous êtes Stone, un détective privé en plein lendemain de veille, n'ayant aucun souvenir des dernières vingt-quatre heures. L'appartement est sans dessus dessous, son petit copain Alex a disparu et vous êtes banni du bar de quartier. Que s'est-il passé? C'est là, que votre enquête commence et qu'il faut recoller les morceaux...
Fonctionnement
Sans dévoiler aucun élément clé du scénario, sachez que celui de STONE nous envoi vers une direction pour nous emmener complètement ailleurs dans les dernières minutes du jeu. Oui, je parle de ''dernières minutes'' puisque le jeu se boucle en un peu moins de 2H. Dommage, puisque l'histoire était intéressante et mystérieuse à souhait... jusqu'à ce dernier droit étonnant et... qui est allé malheureusement à un endroit plutôt décevant. Bon, j'allais plonger dans l'aspect ''fonctionnement'' du jeu. Ce dernier peut pratiquement être considéré comme un ''visual novel interactif''. Par exemple : Stone a un coup de fil, lui disant d'aller à un endroit pour parler à un personnage. On y va, ils discutent, on nous dit d'aller à un autre endroit, on ouvre la porte pour quitter le lieu où nous sommes et... fin du chapitre. Tout le jeu se déroule comme ça. Souvent deux choix de réponses et de questions, sans trop savoir si il y a un impact à nos sélections.
Ce n'est pas ce que vous croyez
En voyant la bande-annonce et après avoir parcouru les premières 30 minutes du jeu, je me suis dit : ''Cool! Un jeu d'enquêtes en vue à la troisième personne, les déplacements de caméra sont fluides, sans latences, le personnage vedette est attachant et bien joué par le comédien qui double sa voix, ça promet!'' Mais malheureusement, la déception a pris le dessus sur l'excitation lorsque j'ai constaté que le jeu se résume uniquement à ''sélectionner'' du point A au point B, la prochaine étape du jeu. Moi qui croyais me balader en ville, poser des questions aux gens, avoir un calepin de notes... rien de tout cela. Par contre, je dois reconnaître que l'aventure a quelques surprises rigolotes et moments WTF...
Pourquoi
Stone peut fumer en appuyant sur le bouton X de la manette. Pourquoi? Pour rien, ça ne sert à rien. Stone va parfois à la discothèque discuter avec le tenancier du bar afin de lui poser quelques questions et lorsque Stone est sur le ''dance floor'', on peut appuyer sur X pour qu'il danse. Ça sert à quelque-chose? Non. À trois occasions dans le jeu, Stone fait d'étranges rêves venant chambouler l'espace de 10 minutes, les perspectives du jeu. Ça sert à quelque-chose? Non, sauf que pour le dernier point, cela vient appuyer le scénario du jeu à grands coups de flashbacks ou de rêve illuminatoire. Ça, c'était bien.
Deux surprises
Entre les chapitres, ou certaines portions du jeu, on a accès à la ''carte de la ville'' en vue de haut, à travers laquelle on sélectionne (avec la manette ou le doigt puisque l'écran tactile est pris en charge pour cette manoeuvre), notre prochaine destination. Outre le fait que cela permet de faire avancer l'histoire, cette carte permet de cliquer sur ''cinéma'' ou ''disquaire''. À ces endroits, il est possible d'aller voir un film (au complet) et écouter quelques chansons de différents genres (hiphop, électronique, rock, pop). Du côté du cinéma, les 6 films en place sont des classiques du cinéma, datant du début des années 1900, voire du milieu de celles-ci. Pensons entre autres à Night of the Living Dead de 1968, The Cabinet of Dr. Caligari de 1920, ou un court métrage datant de 2017 (The Little Red Shoe) particulièrement étrange et à la fois passionnant, déstabilisant. J'ai bien aimé cette étonnante surprise que de pouvoir visionner un film complet intégré au jeu, ou écouter les pièces musicales intégrées au jeu via le disquaire et un peu partout. D'ailleurs, les pièces sont pratiquement toutes très bonnes, quel que soit le genre. Bravo, belle sélection.
Le jeu est sous-titré entièrement en français, mais on perd grandement la saveur du jeu en le mettant en français puisque la traduction n'est pas à l'identique. Par exemple, Stone utilise énormément le ''F word'', lequel est traduit par ''Yves'' dans le jeu. Pourquoi? Je ne sais pas. Mais ça change tout. Écouter notre Stone (doublé brillamment par Ethan Watson) est délicieux, alors vaut mieux y appliquer les sous-titres en anglais. Pour ceux qui peuvent craindre d'en perdre quelques bouts, sachez qu'il n'y a aucune crainte à avoir. Et si un mot vous est inconnu (il y a quelques expressions bien australiennes dans le jeu puisque STONE est une création d'un studio australien), sachez qu'un lexique est intégré au jeu expliquant par exemple que ''pom'' signifie ''quelqu'un qui vient du Royaume Uni'' ou ''yonks'' qui signifie ''des années'' ou ''depuis fort longtemps''.
Conclusion
STONE était bien parti, l'histoire était intéressante et bien qu'elle prenait une tournure inattendu, elle avait tout de même réussi à me toucher. Pour ceux qui plongeront dans l'aventure STONE, je vous invite fortement à jouer l'épilogue post-générique pour avoir toutes les réponses à vos questions soulevées dans le ''jeu''. Oui, je met le mot ''jeu'' entre parenthèses, parce que ce n'est pas tellement un ''jeu'', au sens propre du terme. Mais qui a dit que les jeux vidéo devaient toujours avoir la même structure et ne pas essayer d'autre chose? Mais à 18,95$ pour une telle expérience de ''jeu'', pour un tel produit, c'est beaucoup trop cher. L'histoire n'a pas susciter suffisamment d'impact en moi pour recommander l'achat. Parce que ce qui aurait pu sauver le jeu, aurait été son histoire. Mais... tel que mentionné plus haut dans ce test, elle prend une direction trop banale. Étonnante, mais banale.
J'aime:
-Belle gestion des ombres et de la lumière
-Excellente bande-originale
-Aller voir de vrais films au cinéma
-Bon doublage du personnage principal, lequel est merveilleusement bien interprété
-Déplacements fluides de la caméra, sans latence ni ralentissement
-Jeu mature pour ses textes et son propos
J'aime moins:
-Beaucoup trop court
-Plusieurs bonnes idées sous utilisées
-Sous-titré en français, mais on y perd grandement la saveur des textes
-Le seul intérêt devient rapidement l'histoire, parce que tout le reste est ennuyeux
-Beaucoup trop cher
Note finale

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test, provient de l'éditeur, lequel n'intervient
aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith. 

Développé et édité par Convict Games
Plateformes : Switch, Xbox One, PC
Prix : 18,95$


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Commentaires

  1. Ouais, déjà voir un koala fumer et danser ça m’intriguait,
    triste que le reste du jeu ne sois pas à la hauteur de nos attendes, mais bon,
    ton avis mitigé m’as convaincu , Stone un jeu parti en fumer, dommage.




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    1. Ouep. Par contre, le jeu a de bonnes bases, un personnage charismatique et un univers particulièrement intéressant. Être à la place du développeur, je chercherais à construire autour de cela pour une suite et surtout, une aventure plus "grande", plus riche, avec plus de contenu et de possibilités. Parce que les bases sont là et je vois le potentiel. Dossier à suivre... Dû moins, souhaitons le.

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