Test / Avis : Dead End Job sur Switch

Dead End Job : un jeu addictif, fun et étonnant

Par Eric Larouche aka Monsieur LBF
Dead End Job est un « twin-stick shooter » avec vue du dessus de type roguelike. Le joueur y incarne, Hector Plasm, un « chasseur » de fantômes à la solde d’une compagnie de « nettoyage ». Équipé d’un « aspirateur » sur son dos et d’un fusil au plasma, notre héros doit accomplir des « jobs » afin de sauver les citoyens prisonniers des revenants qui hantent différents endroits de la ville. Le jeu est de style « cartoon » et ne se prend à aucun moment au sérieux. Développé par Ant Workshop et édité par Headup Games, le titre est paru plus tôt cet automne sur Apple arcade. Il vient d’être lancé sur console et PC le 13 décembre dernier. De ce que l’on peut interpréter à travers le vidéo d’introduction, notre héros cherche à sauver l’âme de son ancienne partenaire, Beryl elle-même devenue un spectre. 
                       
La base
Nous avons donc trente jours au calendrier pour aider notre Hector Plasm à amasser le plus d’argent possible en capturant des fantômes de plus en plus coriaces, en réussissant des missions de sauvetage de citoyens ou en atteignant des objectifs fixés. Différents endroits de la ville sont débloqués lorsqu’une cible de revenu est atteinte. Ceci permet alors d’accomplir des « jobs » de plus en plus payantes (et difficiles). 
Dans chacun de ces lieux les différentes salles sont générées aléatoirement. Il y a une petite carte qui nous aide à naviguer dans la zone. On y voit les salles connectées entres-elles (portes), de même que celles qui demeurent à visiter.
Pour éliminer les fantômes présents dans les salles, ceux-ci doivent d’abord être étourdis avec une bonne dose de rayon plasma, puis ils doivent être ensuite aspirés. Il faut faire attention de ne pas faire surchauffer notre fusil car il doit ensuite refroidir quelques secondes, ce qui rend notre chasseur vulnérable. Il y a une marque sur le sol qui indique l’endroit où arriveront les fantômes. Le défi du jeu consiste à se déplacer sans toucher aux fantômes, à éviter leurs projectiles puis à identifier les opportunités pour en éliminer. Il faut faire vite car les fantômes étourdis reviennent à leur maximum de santé si on ne les aspire pas. 
Le personnage a trois points de santé (cœurs) et il est assez facile de les perdre si on ne fait pas extrêmement attention où l’on met les pieds. Il est très facile de « s’enfarger » dans un élément de décor car il n’est pas toujours évident de savoir si on arrivera à passer ou non dans un petit espace alors que nous avons un fantôme aux trousses.
Prise en main
J’ai trouvé qu’il n’était pas toujours évident de bien viser, particulièrement pour atteindre des fantômes en diagonale. Très souvent, j’ai observé que le stick analogue du rayon plasma changeait parfois un brin de direction, sans que je n’aie l’impression d’avoir bougé mon doigt. Lorsque le joueur a tué suffisamment de fantômes, le personnage obtient une promotion. Trois choix sont proposés au joueur.  Il y a des promotions qui permettent d’améliorer l’efficacité en combat, d’autres de faciliter l’exploration (ex : identifier les endroits où se trouvent les citoyens à sauver). J’ai trouvé que les améliorations de combat étaient très importantes pour être en mesure d’affronter les niveaux plus difficiles (fantômes plus difficiles), ce qui fait que je laissais très souvent les autres de côté. Lorsque l’on échoue une mission en perdant les trois points de santé, toutes les promotions sont perdues. Retour au bas de l’échelle!
Du coop!
Il y a un mode coop où le second joueur incarne Beryl, l’amie fantôme de Hector Plasm. Celle-ci peut nuire aux autres revenants en les ralentissant, mais peut être aspirée par son collègue (oups!). J’ai trouvé que le mode coop n’était pas aussi amusant que je l’aurais souhaité. Je trouvais que le rôle de Beryl était secondaire et moins intéressant à jouer. Également, puisque l’écran est déjà passablement chargé et que le déplacement est primordial, la présence d’une autre entité rend le jeu plus difficile (voire même un peu frustrant) selon moi.  
Pour s’aider dans son aventure, notre héros peut trouver des objets (mitraillette, pizza, boule disco, etc.). Plusieurs objets sont inusités, et il n’est pas toujours évident de capter leur utilité. Les plus importants dans le jeu sont sans aucun doute les objets qui redonnent des cœurs. Deux objets peuvent être équipés simultanément alors il ne faut pas hésiter à en faire usage.
Il est possible de trouver un objet en brisant les différents (nombreux!) éléments du décor. J’ai trouvé cela un peu fastidieux de détruire chaque portion de l’environnement dans l’espoir d’obtenir une trouvaille. Il y a une promotion qui permet d’automatiquement détruire le décor et dévoiler ce qui s’y cache. J’ai fini par prendre systématiquement cette promotion pour éviter d’avoir à effectuer cette « tâche ».
Graphismes et musiques
Visuellement, les niveaux sont bien illustrés avec tout plein de couleurs.  Le design des fantômes est très imaginatif et amusant. Bref, j’ai bien aimé le volet visuel du jeu qui est tout à fait adapté au style humoristique qu’on voulut donner au jeu ses concepteurs. Pour ce qui est de la musique, création de Will Morton (Grand Theft Auto), elle est vivante et enjouée. En ce qui a trait au volet sonore, ce sont pas mal les bruits du blaster ou des fantômes qui sont en avant-plan. Rien de marquant ici. Avis à ceux qui voudrait y jouer à côté de leur douce moitié, les bruit du blaster (pitew, pitew, pitew!) semblaient particulièrement irritants aux oreilles de ma blonde…!
C'est long?
J’y ai joué autant sur la télévision avec la manette Pro Controller qu’en mode portatif. Les deux modes sont aussi bons l’un que l’autre à mon avis, mais vu que les parties sont courtes je pense que le jeu est tout désigné pour être un bon « fit » pour le mode portatif. Je n’ai pas encore fini le jeu car lorsque les trente jours se terminent et que nous n’avons pas accumulé suffisamment d’argent, il faut recommencer un autre mois de travail à partir de zéro. Pour ce qui est des missions (journées de travail), j’en ai réussi certaines en cinq minutes alors que d’autres m’ont pris vingt-cinq minutes. Que l’on réussisse ou non notre affectation, un jour avance au calendrier.
Conclusion
J’ai bien aimé jouer à Dead End Job et je vous confirme qu’à chaque échec j’avais le goût de m’y replonger pour une autre « journée de travail »! C’est évidemment un bon indicateur de réussite pour un jeu roguelike. Néanmoins, j’ai eu de petites frustrations lors de déplacement où je perdais un cœur (je touchais vraiment à ce fantôme?) ou parce que ma visée a changé de direction (mais je n’ai pas l’impression d’avoir bougé d’un iota!). J’aurais aimé lui accorder un 7,5 voire même un 8 car le jeu est amusant, les parties sont rapides et rythmées. Toutefois les irritants en lien avec le contrôle ou les déplacements sont trop fondamentaux dans ce jeu pour que j’en fasse abstraction.
Ce que j’ai aimé :
-Le petit côté addict qui s’installe rapidement : une journée de plus allez, hop!
-Le défi de survivre avec ce dernier cœur et ne pas tout recommencer… : rush d’adrénaline!
-Les missions qui permettent d’orienter les « jobs » de nettoyage que l’on choisit
-Les dialogues teintés d’humour et de jeux de mots (en français)
-Le style visuel du jeu accrocheur et imaginatif 
-Le sentiment de satisfaction et le bruit… quand on capture un fantôme!
Ce que j’ai moins aimé :
-Les déplacements parfois frustrants dans les niveaux où l’espace est limité
-Le mode coop qui rend le jeu plus confus qu’amusant
-Perdre une « run » parce que la direction de ma visée a changé légèrement et ne cible plus le fantôme!
-Fastidieux de détruire tout dans une pièce pour espérer trouver un objet 
-L’utilité de certains objets n’est pas toujours évidente à saisir
Recommandation :
Le jeu se détaille actuellement 18 $ CAD, mais pour ma part, je crois que vous serez plus satisfait de votre achat, et plus tolérant avec ses petits défauts, si vous en faites l’acquisition lorsqu’il sera en spécial (ex : 10$).
Note finale

*La copie du jeu utilisée pour cette critique provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des tests du Salon de Gaming de Monsieur Smith.

Dead End Job Site officiel
Développeur : Ant Workshop
Éditeur : Headup Games
Plateformes : PC, Xbox One, PS4, Switch
Prix : 18,19$

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Commentaires

  1. Haha 😆
    Les aspirateurs de fantômes ont la cote cette fin d’année!
    Luigi Mansion 3 , Godbusthers:The video Game Remastered et maintenant ce Dead End Job!
    Qui d’ailleurs je trouve, ressemble étrangement à un certain Binding Of Isaac,
    dans la façon de jouer et les mini-niveaux (cases par cases); en mode procédurale.

    Cette emploi sans issue, (Dead End Job)
    Avec son style visuel et déjanté aux dialogues teinté d’humour , comme tu dis,
    ajouter à cela son petit côté addictif, n’est pas parfait,
    mais pour les amateurs du genre, c’est pas un mauvais choix!
    Très bon test écrit, Monsieur LBF 👍

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    Réponses
    1. Merci pour les bons mots Monsieur Ben. Je n'avais jamais porté attention à Binding of Isaac, mais c'est clair qu'il y a des ressemblance. Bonne observation :)

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