Test - Call of Duty: Modern Warfare 4 (PC)

Par Julien Brière

Ceux qui me connaissent le savent, j’ai toujours été un grand fan de Call of Duty. Mais depuis deux ans, je dois avouer que mon intérêt s’était un peu affaibli. Alors la grande question se pose : Modern Warfare 4, développé par Infinity Ward (le studio derrière la trilogie Modern Warfare originale et le reboot de 2019) et sorti le 23 octobre, a-t-il réussi à refaire battre mon cœur?

Retour aux sources, et conclusion d’une longue histoire

Après la campagne uniquement coopérative de Black Ops 7 l’an dernier, MW4 revient à la formule qu’on aime : un feu roulant de missions toutes plus spectaculaires les unes que les autres. L’histoire est la conclusion d’un récit lancé en 2019 avec le reboot de Modern Warfare. On y retrouve le capitaine Price, Ghost et leurs acolytes, que les fans connaissent bien. Cette fois, Price est en cavale, et la Task Force 141 est sous pression. Le ton est plus sombre et plus terre-à-terre que dans les derniers épisodes.

La Corée, un décor inédit et actuel

Le jeu s’ouvre sur un conflit entre les deux Corées, et j’ai trouvé l’idée très originale. Mettre en scène une invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord, c’est inédit, rafraîchissant et plus actuel qu’on le voudrait. On y suit notamment une nouvelle équipe de soldats sud-coréens, qui sert de contrepoids aux visages connus de la série. La présentation de la Corée du Nord est très réussie, et je n’en dis pas plus pour éviter les divulgâcheurs.

Un tour du monde en une campagne

La campagne ne se limite pas à la péninsule. On passe des tranchées en Corée aux combats rapprochés à New York, puis à des poursuites à haute vitesse dans les rues de Paris, sans oublier des opérations de nuit à Mumbai. Ces destinations rappellent un peu la formule de Modern Warfare 3 (2011), et pour un vieux fan comme moi, ça fait un petit pincement de nostalgie. Ça donne surtout beaucoup de variété d’une mission à l’autre.

Tout ce qu’on aime dans un Call of Duty

On y retrouve ce qu’on attend de la série : une intrigues bien ficelée, d’excellents échanges de tirs et de magnifiques cinématiques. Les missions sont variées : on s’infiltre, on fait du tir de précision, on se lance dans le tas avec une mitrailleuse lourde. Le méchant, incarné par une vedette d’Hollywood Mads Mikkelsen, est très crédible.

Mads Mikkelsen

Un monde ouvert qui fait respirer

Petite nouveauté cette année : à un moment, la campagne nous laisse dans un petit monde ouvert, où l’on en apprend plus sur les circonstances du conflit et sur la Corée du Nord telle que présentée par les développeurs. J’ai adoré cette idée. Elle ralentit le rythme effréné de la campagne et nous permet de reprendre notre souffle avant de repartir au combat.


Des choix qui font réfléchir

À certains moments de l’histoire, on doit faire des choix moraux qui nous mettent en question. Ça donne du poids à l’aventure et nous rappelle que dans une guerre, personne n’en sort vraiment indemne.

Graphismes et musique

Visuellement, MW4 est magnifique, comme toujours chez Infinity Ward. Les cinématiques sont à tomber par terre, et j’ai été agréablement surpris par la qualité de la réalisation. La musique est très immersive, avec une petite touche coréenne qui m’a bien plu et qui s’accorde parfaitement à la nature des missions.

Le multijoueur : agréable, mais…

Concernant le mode multijoueur, je le trouve très amusant. Comme toujours dans la série, la sensation des armes est excellente. L’arsenal est varié et plaisant à manier, et on y retrouve plusieurs modèles chouchous de la communauté, dont le Kar98 (appelé désormais ‘’Mosin-Nagant’’, la PPSh et la M4.

Côté cartes, Infinity Ward n’offre que des cartes inédites au lancement, plutôt que des classiques remastérisés. Je les ai trouvées variées : elles nous transportent aux quatre coins du monde, sont bien faites et amusantes à parcourir. Et pour les nostalgiques, la célèbre Shipment est arrivée le 27 octobre et c’est toujours aussi chaotique! Côté modes, on retrouve les classiques, auxquels s’ajoutent quelques nouveautés comme Kill Block, une aire de combat dont la configuration change d’une partie à l’autre, et Inflation, un mode de 6 contre 6 construit autour de largages d’argent.

Là où le bât blesse (comme toujours), c’est le matchmaking. Le fameux système de jumelage par habiletés (le SBMM) vient encore une fois causer des problèmes. Résultat;  le jeu n’est pas plus facile qu’à l’habitude, et les parties demeurent exigeantes. La progression peut aussi être un peu décourageante : chaque arme compte beaucoup de niveaux à franchir. Un fait intéressant, par contre : les camouflages se débloquent au fur et à mesure qu’on monte les niveaux d’armes, ce qui donne un petit incitatif pour continuer.

Et DMZ?

Le mode d’extraction DMZ fait aussi son retour, et le jeu s’intègrera à Warzone après son lancement. Je n’ai malheureusement pas pu essayer DMZ suffisamment pour me prononcer, alors je préfère ne pas m’avancer.

Alors, le cœur bat-il à nouveau?

À mon avis, la campagne est une réussite absolue, avec un décor original, un tour du monde varié, de beaux choix moraux et une finale à la hauteur des attentes des fans. Le multijoueur est amusant, mais le matchmaking et la longue progression des armes viennent nuancer le plaisir. Pour les fans de la série, c’est un retour en force qui mérite d’être découvert. Personnellement la flamme est revenue!



Les + :

  • La campagne spectaculaire et variée
  • Le décor des deux Corées et le tour du monde
  • La mission en monde ouvert
  • Les cinématiques et la musique
  • La sensation des armes et la variété des cartes

Les - :

  • Le SBMM dans le matchmaking
  • Les nombreux niveaux à franchir pour chaque arme
  • La campagne un peu courte (mais bon c’est un Call of!)

*La copie du jeu utilisée pour la réalisation de ce test provient de l'éditeur, lequel n'intervient aucunement dans le processus de création des critiques du Salon de Gaming de Monsieur Smith. 

Call of Duty: Modern Warfare 4 [Call of Duty®: Modern Warfare® 4 | Official Site]
Développeur : Infinity Ward
Éditeur : Activision
Plateformes : Xbox Series, PC, Switch 2 et PS5
Prix : 89,99$


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